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A Paris, le prix des logements repart à la hausse
A Paris, le prix des logements repart à la hausse

Le prix du mètre carré à Paris

La dernière note de conjoncture des Notaires de France est formelle : dans les mois à venir, le prix du mètre carré risque bien d’atteindre un nouveau record à Paris. Décryptage d’une tendance à la hausse.

Immobilier à Paris : le prix des biens plus cher qu’en 2012 à partir de juin

Depuis quelque mois, les prix de l’immobilier parisien suivent une courbe fortement ascendante. Les notaires ont ainsi relevé une progression de +5,2 % en un an (de février 2016 à février 2017). Ce qui porte le prix du mètre carré à 8430 euros dans la capitale soit seulement 30 euros sous le record de 2012 (8460 €/m²). Extrêmement dynamique, le marché immobilier risque même de dépasser ce record dès le mois de juin prochain. Les notaires, au vu des compromis et des promesses de vente enregistrées, tablent en effet sur un prix moyen de 8700 €/m². Ce qui porterait l’augmentation des prix à +7 %.

Pour ces professionnels, il n’y a rien d’étonnant : dès lors que le marché parisien atteint plus de 30 000 ventes/trimestre, les prix des logements augmentent. Et aujourd’hui, une bonne partie des ménages jusque-là attentistes sont poussés à réaliser au plus vite leur projet d’achat immobilier en raison de la fin prévue du prêt à taux zéro et de la remontée des taux d’intérêt (1,51 % en moyenne en janvier 2017 contre 1,31 % en novembre 2016).

Marché immobilier parisien : pas de risques de bulle immobilière à venir

Toutefois, même si les transactions ont augmenté de +14 % sur Paris (avec 42 060 ventes entre décembre et février), ce chiffre reste en dessous de la progression de +19 % constatée en Île-de-France. Selon les notaires, la capitale souffre d’un manque de vendeurs, d’un pourcentage de plus en plus élevé de logements sociaux et de prix très élevés. Pour cette raison, Paris, contrairement à tous les autres départements, n’a toujours pas retrouvé le niveau moyen d’activités que l’on constatait dans les années allant de 1999 à 2007.

Pour les notaires, cet état de fait permet d’être rassuré sur un éventuel effet de bulle immobilière malgré ce prix moyen du mètre carré jamais atteint. De plus, les transactions réalisées sont essentiellement le fruit de ménages voulant occuper leur bien et non plus d’investisseurs.

Hors Paris, dans le reste de l’Île-de-France, les prix immobiliers connaissent également une progression, mais celle-ci reste bien moindre. Sur le marché de l’ancien, les professionnels notent une hausse moyenne de +3,2 % (+2,7 % pour la petite couronne et +2,4 % en grande couronne). Mais les notaires tablent là aussi sur une hausse plus forte des prix. Hausse qui ne devrait toutefois pas dépasser les +3% par an en juin.

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About Anne Maurel

Web Rédactrice, l'Immobilier 100% entre Particuliers

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