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Immobilier : Zoom sur le marché immobilier français à la mi-2011

L’immobilier français suffoque

A la mi-2011, le marché de l’immobilier français montre des signes d’essoufflement. Depuis janvier, le volume des ventes est en net repli. Les notaires estiment que la tendance observée au premier semestre devrait perdurer et amènerait à un recul global des ventes dans l’ancien comme dans le neuf sur l’ensemble de l’année.
Les logements neufs, largement dépendants des investissements, ont vu déserter leurs signataires. En effet, les investisseurs se sont progressivement détournés du Scellier à la suite de la diminution de l’avantage fiscal, bien qu’il reste intéressant. Les ventes dans le neuf ont donc reculé de 19% au premier semestre 2011, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers, et le stock des biens à vendre s’écoule difficilement. Dans le cadre de l’achat-vente dans l’immobilier neuf, les primo-accédants sont de plus en plus absents depuis l’année passée, contrairement aux dix dernières années. Dans l’ancien, le nouveau prêt à taux zéro ne permet pas d’améliorer le pouvoir d’achat immobilier des primo-accédants mais gonfle plutôt le budget des plus aisés. Une réforme envisagée par le gouvernement pourrait apporter de nouvelles solutions pour l’accession à la propriété.

Les prix risqueraient de bloquer le marché

Après de lourdes hausses, les prix de l’immobilier ont commencé à baisser, notamment en Province. En Île-de-France et plus particulièrement à Paris, cette tendance ne s’applique pourtant pas et le mètre carré moyen a même dépassé la barre des 8.000€.
Malgré qu’elle ne soit pas généralisée, la baisse des tarifs de l’immobilier pourrait éviter de gripper le marché en France. Mais les faits sont là : le prix du mètre carré des appartements neufs a augmenté de 9,7% au deuxième trimestre 2011 par rapport à la même période de l’année précédente, avec une augmentation deux fois plus rapide en Île-de-France. Pourtant, le recul du volume des réservations dans le neuf a davantage chuté en Province qu’en Île-de-France. Du côté de l’immobilier ancien, les prix augmentent également et le volume des promesses signées par les acheteurs a significativement baissé.
Selon les actes notariés, la tendance serait stable sur un an en Île-de-France mais les prix, eux, seraient en hausse de 13,9%.
Ainsi, après plusieurs mois de hausse fulgurante, les prix marquent le pas dans certaines régions. Comme en Auvergne, où les prix de l’immobilier ont chuté de 4,45% au cours du premier semestre et en Aquitaine, de 1,57%.

Les taux d’intérêt se stabilisent

Les taux sont, pour le moment, l’oxygène du marché immobilier. La hausse s’étant stabilisée, les taux d’intérêt d’emprunt semblent même connaître de très légers mouvements de baisse en région Est, malgré qu’elle reste la zone la plus chère.
En parallèle, la tempête boursière pourrait bien faire évoluer ces taux si les banques décidaient de maintenir leurs taux pour augmenter leurs marges ou si elles octroyaient de légères baisses pour atteindre leurs objectifs annuels.

Les taux régionaux les plus bas selon la durée d’emprunt :
– pour un crédit immobilier sur 7 ans, le Nord arrive en tête avec un taux de 3,50%,
– pour un prêt étalé sur 10 ans, l’Ouest offre le taux le plus bas avec 3,70%,
– sur 15 ans, l’Ouest et le Sud-Ouest proposent un taux de 4,05%,
– sur 20 ans, c’est le Sud-Ouest qui sort grand gagnant avec un taux de 4,25%,
– sur 25 ans, l’Ouest et le Sud-Ouest sont encore au coude à coude, offrant un taux de 4,45%,
– enfin, pour un prêt immobilier souscrit sur 30 ans, l’Île-de-France, l’Est, le Sud-Ouest et l’Ouest proposent un taux d’intérêt de 4,85%.

Un avenir flou pour le marché immobilier français

Dans le neuf, les promoteurs prévoient moins de 100.000 ventes en 2011 contre 115.000 en 2010. En conséquence, des emplois en moins seraient à prévoir dans le domaine de la construction.
Le scénario catastrophe ? Un impact important du krach estival et des perturbations de la bourse sur le marché de l’immobilier qui engendrerait un retour sur les traces de la crise financière de 2008-2009.

Les experts se veulent néanmoins rassurants : « si la bourse va mal, le marché des obligations, lui, va bien, car il offre des garanties aux investisseurs » selon Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi. En parallèle, « si les taux montent, l’ajustement se fait par la baisse des prix […] entraînant de fait un retour de la demande avec pour conséquence une nouvelle hausse des prix », toujours selon Philippe Taboret.

Le Partenaire Européen, spécialiste de l’immobilier 100% entre particuliers depuis 1992, partage l’avis de Philippe Taboret et considère, par expérience, que le marché de l’immobilier s’autorégule.
Si les suppositions foisonnent, les tendances, elles, sont quasiment indéterminables actuellement : le retournement du marché immobilier attendu et les fluctuations dues à la crise boursière rendent infondées les perspectives d’avenir.

About Sarah Leon

Responsable Publicité et Communication chez L'immobilier 100% entre Particuliers.

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